Le choix d'une vie!
L'avortement je l'ai vécu, alors je ne tolererais aucun jugement ici, si vous êtes contre l'avortement vous pouvez passer votre chemin, et si vous le continuez, je vous demanderais de ne pas juger mon histoire, donner votre avis oui, mais juger non. Merci.
C'était il y'à 6 ans, vu que c'était la même année que ma fausse couche je dis souvent que j'ai fais 2 fausses couches, c'est plus facile, c'est mieux compris...Et puis je me sens moins coupable...
L'avortement j'en avais entendu parler, c'était pour moi un droit évident, et il valait mieux l'avortement médicalisés que les tricoteuses qui laissaient des dégats considérables, j'avais une mère qui était contre, moi j'étais pour...
Ca c'était pour ce qui est de mes principes parceque dans les faits c'était pas pareil...
Je suis tombée enceinte au mois de Mai, fin mai si je me souviens bien! J'avais le papa sous la main, à cette époque avec lui tout était beau, tout était rose, c'était les débuts, et je suis tombée enceinte, je me souviens de la façon dont je l'ai su...
J'avais envie de raisin depuis le matin, j'ai fini par aller m'en acheter, je n'aime pas le raisin, les pépins,la peau, l'effet rapeux sur la langue, non je n'aime pas le raisin. Mais je me souviens avoir acheter une énorme grappe, 1.2kg environ (c'est fou comme certains détails restent...), et je l'ai mangé tout entière.
Le lendemain matin je me suis levée, j'avais des nausées, et a l'époque c'était peu courant, puis j'ai vomis...beaucoup! Mais je sentais que c'était ça et j'étais heureuse, un vrai bonheur, j'ai fais un test quand même pour être sur, il était positif. Ce que j'ai ressenti a ce moment la je ne sais plus...ce que j'ai fais je ne sais plus non plus. Je sais que l'ex était heureux, le souci ne venait pas de lui...
Non le souci venait de ma mère...à 'époque je vivais encore chez eux. Je pensais tout naturellement qu'ils seraient heureux pour moi, mais non, enfin si, mon père le fut, ma mère beaucoup moins. Il était impensable que je le garde. Les premiers jours furent fait de silence pesant et de pleurs. On me volait ma joie d'être enceinte!
Puis le mot fusa...avortement. Tu dois avorter!C'était un ordre, pas un choix qu'on me laissait, l'ex n'était pas fais pour moi, il était malsain, ma mère ne le sentais pas, tu n'as pas fini tes études, tu va vivre comment?Oui,oui ma mère, celle qui était contre...
En effet, à tout ça je n'avais pas pensé, mais pour moi il était hors de question d'avorter...et a partir de la j'ai eu le sentiment de subir chaque evenement.
D'ailleurs je les aient carrément occultés de ma mémoire!
Le rendez vous chez le gynéco -oublié
La prise de médicament -oublié
La décision que je n'ai pas su prendre-oublié
Non je me souviens d'autres chose...la salle d'attente du gynéco, avec toutes ces femmes enceintes!
La première échographie pour déterminer l'âge de mon bébé,l'amour que je ressentais pour lui.
La prise de sang je ne sais plus pour quoi d'ailleurs...
La prise de rendez vous et la date, le 8 Juillet...
Et puis il a fallu l'annoncer à l'ex, mais je lui ai menti,j'ai dis que c'était un arrêt de grossesse médicalisée, que le foetus avait un souci, qu'on avait pas le choix, alors que le matin même je voyais ce petit coeur battre...Je n'assumais tout simplement pas ce que j'avais fait! Je ne pouvais pas assumer ce manque de courage, celui de choisir entre cet enfant et ma famille, je ne pouvais pas...j'avais trop besoin d'eux...
Alors le jour J est arrivé! J'ai été à l'hôpital, j'étais avec une autre fille dans la chambre, elle c'était sa décision, elle était soulagée comme elle me l'a dit...Moi j'étais dévastée!
Les sage femme sont venues, nous ont expliqués comment ça se passait, la bassine etc... J'avais pris des magazines, j'avais mal, mais l'ex était la, alors je ne voulais pas craqué, ma mère est passer voir si tout allait bien dans la journée, comme une visite de courtoisie, comme une visite normal a une vieille tante...
Les sage femmes m'ont clairement fait comprendre qu'elles étaient contre l'avortement, je souffrais en silence, tandis que ma voisine criait qu'elle avait mal. Elle on l'a suivi à chaque fois qu'elle allait au toilette! Moi car je me taisai on me laissait me débrouiller...
J'ai vu le foetus dans la bassine, mon bébé, il avait une forme et une tête de bébé, des yeux aussi...J'étais seule, j'arrivais pas à craquer,horrifier par ce que j'avais fais, réalisant que la marche arrière était impossible et mon manque de courage était fatale!
A ma mère j'en ai longtemps voulu, à l'ex aussi sans raison particulière, à moi vous n'imaginez pas!
Ce bébé je le voulais,je fais parti de ces femmes qui se sentent mère dés le début de grossesse. Pourrais-je me le pardonner un jour je ne pense pas non, ça fait à présent parti de moi, cette culpabilité ne partira jamais. je reste quoiqu'il arrive pour l'avortement, car c'est un droit évident!
Pour moi c'était juste un choix a faire, je ne sais pas si j'ai fais le bon, je ne le saurais jamais, mais je sais que maintenant les liens avec ma famille sont toujours aussi fort...Et après ça c'était pas gagné...!
Avec le cachalot ça fait 1 an qu'on a commencé les essais, je me dis tout simplement que si je ne tombe pas enceinte c'est que je n'en ai pas le droit, je me suis longtemps considérée comme stérile à la suite de cet avortement. J'ai encore honte, j'aurais toujours honte...